Articles

Au cœur des années 80.Blossom city, une petite bourgade américaine  sur la côte, non loin de Seattle. Le climat n’est pas réjouissant, il pleut tout le temps. Pourtant, les enfants sont dehors, leurs parents trop occupés pour s’en occuper. Le crépuscule tombe en cette fin de vacances scolaire, le temps est exécrable, mais Jenny, Terry et Mike sont là pour Rebecca qui a perdu son chien Rox. Il a déjà fait plusieurs fugues mais avec cette rumeur d’alligator dans les égouts qui s’est propagée à cause de la disparition d’autres animaux de compagnie, pas moyen d’abandonner les recherches. Une heure plus tard, toujours rien et la brume se lève. Il va tout de même falloir rentrer. La bande de gamins dégoulinant de pluie fait une halte à l’arrêt de bus avant de se séparer. Et c’est là, que Jenny voit le regard briller dans la bouche d’égout du trottoir d’en face….


Pas besoin de chercher Blossom City sur une carte, c’est une petite  improvisation comme le reste de cette introduction suite à ma lecture de Kids on Bikes, le jeu de rôle de Jonathan Gilmour & Doug Levandowski. Format comic, qui ne dépasse pas les 75 pages et pourtant tout y est dedans : le cadre de jeu, le système et plein d’exemples donnant déjà des idées. Entre Tales from the Loop et Stranger Things, on reprend des codes connus et à la mode depuis quelques années 80.  Toutefois, il a sa véritable  identité, car plus générique et offre dans un même jeu de pouvoir jouer des enfants, des ados et des adultes si on le souhaite. Privilégiant les scénarios one shot, pour moi j’y ai vu une certaine touche d’X Files également (et j’ai plein de livres X Files à la maison pour en puiser des idées de scénar !!! ).

Peut-être que c’est cette dernière référence qui m’a vraiment séduite. Là-dessus, comme pour Neverlands (cf. billet précédent), c’est le graphisme de Heather Vaughan qui m’a fait me jeter sur ce jeu. J’aurais la capacité d’écrire en anglais, je lui proposerais directement un projet de BD. Mais enfin bon, restons modeste. Ce jeu est génial et me donne envie de commander des suppléments afin de voir comment cela se développe. Après Alice is missing, encore un jeu de Renegade Games / Hunters games qui entre dans ma ludothèque.

 

Je vous le conseille fortement si vous lisez en anglais évidemment (et c’est un anglais facile) ou sinon, il y a une rumeur qui dit que ça pourrait débarquer avant la fin de l’année dans la langue de D’Artagnan.

 

 

Je travaille sur ce jeu depuis quelques mois pour les éditions Larousse. Il devrait sortir durant le dernier trimestre 2021 dans toutes les bonnes boutiques. Ce n’est déjà as facile de travailler sur un jeu de rôle en temps normal, mais avec une pandémie et un délai très serré, ça l’est encore plus. Alors, heureusement que j’étais bien entouré (à distance et à la maison) pour donner le meilleur de moi-même à cet univers.

Peaky Blinders est une série que j’aime beaucoup et en plus du fait que moi, petit frenchi, je crée LE jeu de rôle officiel, les couchent de stress sont assez épaisses. Il y a eu de nombreuses itérations, des modifications après tests et on arrive sur une version finale qui convient très bien au public ciblé : les nouveaux joueurs de jdr. En effet, les anciens qui y joueront auront un système de jeu, deux scénarios et de quoi avoir une expérience ludique qu’ils pourront continuer avec leur expérience rolistique.

 

Ceux qui sont fans de la série et découvrent le jdr, ça sera pour moi une très bonne porte d’entrée sur mon hobby préféré. Et à force, on pourrait presque dire qu’après D-Start et Koh Lanta jeu de rôle, c’est en train de devenir ma spécialité. Toujours est-il, qu’il me tarde d’avoir le retour des joueurs et joueuses (car les femmes ont une part importante dans le jeu et l’univers Peaky Blinders) qui tiendront la boîte finale entre les mains. Car au final, on peut faire son maximum, être épaulé, mais ne pas avoir fit un jeu parfait (même si je crois qu’aucun jeu ne l’est et que c’est pour ça que je les aime).

En attendant, je continue sur ma lancée ludique et playtests un jeu de plateau qui s’installe dans la licence Stranger Things, toujours chez Larousse.

nb : Pour Peaky, je suis en train de faire une sorte de petit making of que je partagerais, si la qualité est assez bonne.

#jdr #PeakyBlinders #StrangerThings