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Il est temps de vous parler d’un très bon livre : Loup y es-tu ?

En effet, ce roman de la collection On est prêt, montre une nouvelle fois que Glénat fait les bons choix. Derrière cette belle couverture avec une tête de loup, on découvre une histoire forte, passionnante et bien écrite. On découvre une ado qui se retrouve au cœur de la montagne où le loup, est la clef de voûte d’une communauté humaine. Il n’est pas ici question d’attaquer sommairement ceux qui tuent les loups, il est ici question de la place du canis lupus dans le paysage sauvage et sa proximité dite civilisée. Ainsi, on découvre ces animaux à quatre pattes autant que l’esprit de ces animaux à deux jambes. On s’intéresse, on se questionne et on tente de comprendre tous les points de vue, que cela celui à qui l’homme a volé le territoire, ou celui à qui le loup prend parfois une tête de bétail. Outre un récit bien construit et des personnages forts, il est plaisant que le lecteur ne soit pas pris à partie mais que l’on propose des issues positives pour tout le monde. Et en bonus, un petit article de fin sur la place des loups chez nous aujourd’hui.

Donc, Loup y es-tu ? … lisez-le !

 

lien vers la page officiel du roman : https://www.glenat.com/onestpret/loup-y-es-tu-9782344047026

 

Pasakukoo, de Roy Braverman (ed. Hugo Poche)

Ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé de mes lectures. Pour profiter d’une micropause estivale, j’ai lu d’une traite un très bon roman acheté chez Mollat, à Bordeaux.+

 

couverture Pasakukoo Shutterstock - Victor Merino

couverture Shutterstock – Victor Merino

Polar, suspense, thriller, noir, etc. Les étiquettes ne manquent pas pour ce bon libre. Ça faisait longtemps que je n’avais pas découvert de polar aussi bon. Ceux qui me connaissent savent que je suis fan de James Lee Burke et j’y retrouve ici un peu du polar américain que j’aime lire. Pasakukoo se déroule en Nouvelle Angleterre, entre Boston et Providence, encore un élément pour toucher ma corde sensible de cette région que j’ai visité et aimé.

Et puis, Braverman m’a aussi touché par la qualité de sa plume. C’est superbement bien écrit avec un vocabulaire ciselé comme je l’aime. Je ne connaissais pas cet auteur et donc je vais me trouver d’autres livres de sa main. De plus, c’est un livre de polar parlant d’auteurs de polars et de leurs manuscrits. Ajoutons à cela une voix off de début de chapitre qui joue à gratter le quatrième mur de la narration et on obtient un petit ovni littéraire excellemment bien contrôlé dans son style. En effet, si l’auteur joue avec le quatrième mur, les clichés de l’auteur et ce qui va avec, tout est fait avec parcimonie et justesse, une certaine moquerie, voire peut-être autodérision, mais avec un savant dosage qui n’en fait pas trop.

 

nb : bonus j’aime beaucoup la couverture du livre qui m’a incité à l’acheter.

Avant, j’entassais mes lectures dans « articles » de Facebook. Puisque la nouvelle version l’a supprimé, je continuerai ici. L’idée est juste de parler des livres que j’ai aimés, de manière simple et courte, si ça peut permettre à d’autres de découvrir des livres.
Le premier de la série, sera donc le dernier lu de 2020.

 

« Penser comme un iceberg » par Olivier Remaud (Actes Sud).
Déjà, j’aime beaucoup le graphisme de couverture (qui semble propre à la collection Mondes sauvages » proposée par l’éditeur. Noir blanc bleu. Simple. Jolie.
Cet essai est assez particulier car il n’entre pas dans une case. C’est peut-être d’ailleurs pour cela que je l’ai apprécié. C’est un texte funambule marchant sur un fil entre science et animisme, entre philosophie et sociologie, ou encore entre animal humain et autres animaux. Le sujet en sont les iceberg et tout ce qui gravite autour en terme d’écologie. La question est dans le titre. Mais peut-on accepter de donner une conscience à un iceberg ? Un blog de glace inerte ? Oui, et non. Les subtilités et diversités des cheminements, font en sorte de questionner l’iceberg comme élément social et écologique. De le placer comme une entité vivante aux yeux de certains peuples, mais aussi de masse vivante sous le microscope de la science. Certain.e l’aborderont (de loin) avec animisme et philosophie, avec respect et appréhension. D’autres, comme la jauge visuelle du réchauffement climatique. Et entre deux, les humains et la Nature.

Je vous invite à le découvrir si vous aimez l’écologie, la nature ou encore les peuples premiers.

 

https://www.lalibrairie.com/livres/penser-comme-un-iceberg_0-6872007_9782330140625.html