Articles

Depuis quelques jours, ente deux relectures de romans, une conception de jeu et un bouclage de JDR (oui, c’est le printemps pour mes éditrices aussi…), je suis entre ces deux chouettes adolescentes pour la BD.

Ce matin, j’ai terminé la relecture finale de l’album de Jedda et nous sommes en train d’intégrer les dernières corrections tout en ajustant la maquette de la couverture (que je vous dévoilerai en temps voulu). En parallèle, j’ai commencé l’écriture du tome 4 d’Ayati.J’en suis à une dizaine de planches, donc Sandra va s’y mettre dès que notre éditrice aura validé mon travail.

Je suis vraiment très content de travailler avec ces deux talentueuses dessinatrices, Nicoletta Migaldi (Jedda) et Sandra Violeau (Ayati). Et malgré leur style très différent, elles donnent vie chacune à leur manière à mes héroïnes. Je n’ai pas grand-chose à dire de plus que Jedda sortira avant l’été et Ayati pour le dernier trimestre 2021. J’espère que nous aurons la chance de continuer l’aventure Ayati sur encore quelques tomes car il y a encore beaucoup à révéler sur cet univers. Pour Jedda, c’est ce que l’on nomme communément, un one shot. Alors il faudra que je crée une nouvelle histoire pour retravailler avec Nicoletta.

Dans tous les cas, j’espère que vous serez au rendez-vous, car il devrait y avoir des surprises pour le tome 4 d’Ayati et j’ai hâte de vous faire voyager en Australie avec Jedda.

Pou celles et ceux qui ne le savent pas encore, entre autres choses je travaille en ce moment sur le jeu de rôles Peaky Blinders. Donc, je pousse les autres projets en cours sur le côté pour vous parler cinq minutes de celui-ci.

Nous ne parlons pas là d’un JdR de fan (enfin, un peu tout de même car j’aime beaucoup cette série), mais d’un JdR officiel qui sera publié par Larousse au dernier trimestre 2021. Ce qui avec les temps de validation fait un timing très (TRÈS) serré pour l’écrire et le playtester. D’autant qu’il s’adresse autant aux débutants qu’aux joueurs et joueuses plus expérimentés. Enfin ça, c’est le second challenge : faire simple mais aussi également assez riche.

Sous réserve de modification en cours de projet, le jeu sera proposé sous forme de boîte contenant 3 livrets, un écran de jeu, deux grandes cartes dépliables, des cartes à jouer, des pions représentant les personnages, des fiches de personnages et deux dés (d8 et d12). Je sais que c’est court pour les rôlistes mais je vais tenter de voir si on ne peut pas prolonger un peu le jeu avec du matériel en ligne…

logo Peaky Blinders

Le système de jeu (pas encore validé) se construit autour des dés que l’on lance et on ajoute une des trois caractéristiques : Physique, Mental ou Social. On y ajoute un principe d’occupation (grossièrement un métier) : si l’action tentée correspond au champ de compétences de ce dernier, on lance 1d12 au lieu de 1d8. Une nouvelle petite couche s’ajoute avec le Caractère du personnage : si l’action en cours correspond à son caractère, on lance les 2 dés et on choisit le meilleur résultat. L’idée est d’égaler ou dépasser une difficulté. Voilà pour les grandes lignes : pour les subtilités des règles, il faudra acheter la boîte. L’idée est donc d’avoir une mécanique de jeu simple tout en collant à l’esprit de l’univers.

Aujourd’hui j’ai terminé le premier scénario (on joue les Peaky Blinders) qui permet une courte aventure proposant différentes mécaniques de jeu. Il me reste un scénario un peu plus long dépendant des actions du premier et dans lequel, on interprète d’autres personnes (des PJ plus personnalisables). Je vais donc pourvoir commencer les playtests/ crash test la semaine prochaine si tout va bien.

 

Les femmes ne sont pas oubliées dans l’univers Peaky Blinders, du coup, dans le JdR aussi.

Parce que bon, je dois rendre ça courant mars et ce n’est pas terminé*.

Ce jeu est donc une grosse épreuve, tant par le délai d’écriture que par le fait de ne décevoir personne. Il y a donc un peu de pression, mais pour le moment, tout se passe correctement. Mais au final, même si je boucle tout dans les temps et que le game design roule correctement, il restera la validation des ayants droit… Parce qu’on ne crée pas tout ce qu’on veut dans un univers qui n’est pas le nôtre.

En définitive, quoi qu’il se passe, ça restera une expérience positive notamment parce que mes éditrices me font confiance et parce que, nom d’un petit bonhomme, c’est LE jeu de rôle Peaky Blinders !

 

*Accessoirement, il me reste en même temps : un roman a terminé, deux scénarios de BD à lancer, un scénario pour un autre JdR à écrire et d’autres jeux à créer.

#PeakyBlinders #Larousse #Jdr #FabienFernandez

Le jeu de rôle Koh Lanta, n’aurait pas pu se faire sans Linkedin. En effet, ce réseau social a permis au studio Antartik de repérer mon parcours professionnel et de me contacter. Au début intrigué, j’ai été voir leur site. Ensuite, nous avons discuté de comment nous pourrions créer un jeu de rôle Koh Lanta pour le compte des éditions Solar. Après un synopsis et une liste de souhaits, nous avons élaboré ce qui nous semblait être le mieux pour la licence Koh Lanta, et aussi pour ce type particulier de jeu.

Le jeu de rôle n’est pas un jeu comme les autres. De mon côté, l’univers de Koh Lanta n’était pas dans mes premières envies d’adaptation, mais j’y ai vu comme un challenge. Le dialogue c’est rapidement installé entre Solar, Antartik et moi pour que chacun s’y retrouve au mieux. Et ça, jusqu’aux validations de l’ayant droit de Koh Lanta. Mais en plus de la licence, de la volonté de pousser ce show tv vers le jdr (jeu de rôle), il y avait les contraintes éditoriales. Solar avait besoin que cela rentre dans son format de boites de jdr déjà créées : nombre de fiche, livrets et dé. Pour Antartik, qui supervisait la création, il fallait que cela réponde à ce cahier des charges et en plus, dans un planning un peu serré. Pour ma part, je voulais pousser l’univers au-delà de ses frontières télévisuelles et ludiques.

J’ai donc proposé un scénario d’émission « normale » et un autre dans lequel les personnages sont bloqués sur l’île à cause d’une tempête et doivent survivre ensembles en attendant les secours. Je voulais aussi que les joueurs et joueuses n’ayant pas l’habitude du jdr se questionnent sur le dé dans le coffret : j’ai proposé d’intégrer 2 dés à 10 faces (2d10). Enfin, jai aussi voulu intégrer la X Card*.

Au final, pour des raisons de coûts (et donc d’impact sur le prix du coffret pour les joueurs et joueuses), je n’ai obtenu que 1d10. Pas de X Card mais tout de même quelques lignes pour expliquer les limites de l’interprétation de personnages. Une belle victoire déjà pour moi car cette boîte est destinée au grand public, pas forcément à une population de joueurs et joueuses de jdr confirmés.

Niveau scénaristique, en revanche, il y a eu plusieurs allers et retours avec l’ayant droit et pour des raisons compréhensibles qui ont touché les concurrents et la production de Koh Lanta dans la réalité, nous en sommes restés à des scénarios de type « émission normale ». Néanmoins, nous avons tout de même pu intégrer une pause séparant un gros scénario en deux parties, ou dit autrement : 2 scénarios. À la pause, on peut ainsi dépenser des points pour faire évoluer son personnage, comme n’importe quel jdr.

 

En définitive, cette expérience est très positive pour l’objet final, pour le public touché qui j’espère pourra au moins s’essayer au jdr et aussi pour le professionnalisme de toutes les personnes avec qui j’ai travaillé. Antartik, Solar et William (qui a géré toutes les illustrations), ont été géniaux. Je ne di pas ça à la légère car sur un timing si court (impacté par une pandémie), ressentir un esprit d’équipe où chacun comprend les contraintes de l’autre pour faire en sorte de proposer un jeu avec une licence si importante, c’est assez exceptionnel. J’espère qu’on pourra retravailler ensemble, sous une forme ou une autre. Et j’espère que ce jeu de rôle Koh Lanta plaira aux fans de l’émission et… fera de nouveaux joueurs et joueuses de jdr !

J’ai la chance de faire partie de la super équipe d’aueur.ices de Flyos Games pour le jeu Vampire Chapters Montreal.

Cela va faire environ un an que je travaille sur les scénarios. Entre deux, il y a eu un Kickstarter qui a décroché de nombreux paliers très intéressants. Maintenant, nous sommes dans la phase de production et création.

Pour le moment, je me suis retrouvé à être spécialisé sur les prologues qui sont des sortes de tutoriels. Chaque personnage/vampire a le sien, permettant de tester la mécanique de jeu tout en découvrant l’univers, avant de plonger dans le grand bain du premier scénario d’une longue série.

Chaque scénario court ou plus long, est une suite de scènes se déroulant dans un lieu représenté par une tuile illustrée ou l’on y place pions et figurines. À l’instar du jeu de rôle, on interprète son personnage et on fait des choix afin d’avancer dans le récit. D’un point de vue plus technique et game design, ce sont des scénarios à arborescences. C’est-à-dire qu’il y a un choix multiple qui nous entraîne vers un autre choix multiple et ainsi de suite, jusqu’à une fin. Ce n’est cependant pas un point and click de jeu vidéo, car il faut interagir avec les personnages rencontrés, récolter des indices (en réfléchissant, prenant les bonnes directions et faisant les bons jets de dés), ou encore affronter des adversaires. De plus, à la fin de chaque scénario, on choisit comment faire évoluer la fiche de son personnage. On est véritablement à la frontière du jeu de rôle et du jeu de plateau narratif !

Et ce que j’aime également c’est qu’on est pleinement dans la continuité de Vampire V5 et le Monde des Ténèbres. Ayant été un joueur de la première heure de toutes ces gammes, je suis ravi aujourd’hui d’apporter ma petite pierre à ce grand édifice conçu à l’origine chez White Wolf. Si c’est trop abstrait pour vous, voyez le fan d’un univers qui peut, une fois adulte, y apporter sa contribution. C’est moi ! Et outre la joie de cette création, l’avantage d’être un passionné, c’est qu’on peut agrémenter ponctuellement la création de quelques easter eggs… pour les autres passionnés. J’ai donc à ce jour placé des petits clins d’œil à la gamme officielle du jdr, mais également au jeu de cartes Vampire Eternal Struggle ou encore au jeu vidéo Bloodlines 2. Rien qui n’empêche de jouer si l’on ne les connaît pas, mais des friandises pour ceux et celles qui connaissent et sauront les trouver. Bien entendu, tout cela est validé par les ayants-droits de la licence. Et c’est d’ailleurs un autre plaisir de travailler sur ce jeu : les autres. Outre mes collaborateur.ices, il y a les autres jeux que l’on voit se développer. Chaque éditeur/studio créant en ce moment sur le Monde des ténèbres a cette volonté de partage de la création des autres. Certes, c’est du marketing, mais je trouve que c‘est du marketing positif par l’entraide.

Pour en revenir à Vampire Chapters Montreal, j’ai à ce jour fourni trois prologues : Gangrel, Ventrue et Malkavian. Chacun aborde un axe de mécanique majeure de jeu. Respectivement : le combat, le dialogue et l’investigation. Nous améliorons scénario et game play avec les retours des playtests, mais tous ceux-ci sont positifs et enthousiastes.Et j’attends avec impatience la prochaine réunion afin de savoir ce que l’on va me soumettre comme scénario à créer.

Note : ayant signé une Non Disclosure Agreement, je ne peux vous en dévoiler plus. Tout ce que je peux ajouter c’est que nous travaillons dans un très bon esprit, que nous sommes plusieurs auteur.ices internationaux de front, sans compter les illustrateur.ices qui fournissent un travail de folie. Pour exemple, la tuile du prologue Malkavian était riche de détails mais pour les besoins du scénario, il fallait ajouter un ordinateur : dans la journée c’était fait et de super qualité. Bref, si vous souhaitez en savoir plus, avec des détails officiels, je vous invite à suivre la page Kickstarter du jeu (https://www.kickstarter.com/projects/flyosgames/vampire-the-masquerade-chapters?lang=fr) ou les pages Facebook dédiées à Vampire Chapters Montreal.

Mon nouveau livre vient de sortir le 4 juin dernier dans toutes les librairies. Si votre libraire ne l’a pas, donnez mon nom, celui du livre et de l’éditeur et hop, c’est commandé en général sous 72h. La force des libraires !

Ce livre parle d’aphasie, de musique, de communication et de reconstruction. Pas de magie, juste une fiction dans la réalité norvégienne. Je vous laisse lire le quatrième de couverture pour en savoir plus.

Je suis assez content d’avoir des premiers retours positifs. En tant qu’auteur, je doute toujours. Disons, je suis sûr de moi en écrivant, sûr de mes compétences pour écrire une histoire (même sinon on n’est jamais à l’abri d’une erreur) mais une fois que ça part en librairie, il y a ce moment de doute : comment lecteurs et lectrices vont s’approprier cette histoire, la recevoir, l’aimer ? Cela fait partie du principe de création : lâcher prise. Donnez tout ce que l’on a, se documenter (pas juste demander à trois copains sur les réseaux sociaux, non faire le boulot, le vrai profond), se donner à fond, retravailler son texte (avec l’aide de son éditeur.ice) et ensuite, déposer le récit sur un petit fleuve qui n’aura peut-être rien de tranquille. Le risque, c’est aussi ce qui fait vibrer. Hésiter, c’est ce qui fait aussi avancer. Et si j’en viens à me tromper dans ce que j’ai fait, et bien au moins jeme dis que j’ai donné le meilleur de moi à cet instant et que je ferais mieux la prochaine fois avec autant d’implication.

NB : au passage merci à mes beta lectrices et mon éditrice Floria pour cette énergie positive déployée pour ce fracas.

Couverture Le fracas du silence, édition Scrinéo

Mais assez parlé de moi, je vous laisse avec deux liens de critiques .

Faith in words : https://faithinwords.fr/2020/06/03/le-fracas-du-silence/#more-22733

Babelio : https://www.babelio.com/livres/Fernandez-Le-fracas-du-silence/1227136

 

Le confinement aide à étoffer la boutique du site. Vous y trouverez notamment Paranormal Agency. Un scénario de jeu de rôle, avec un cadre de jeu,  et des personnages prétirés afin de mener des enquêtes étranges à La Nouvelle Orléans. Ça se joue avec le système dK mais tout est expliqué dedans…

Pour ceux qui ont déjà fait le tour de tous les scénarios de la boîte de D-Start, j’ai ajouté un scénario en ligne (en promo à l’heure de ce message). Vous pourrez y interpréter des ninjas dans : Opération Ninja. Comme ce qu’il y a dans D-Start, il y a tout ce qu’il faut pour jouer : personnage, scénario, et plan (les dés sont eux dans la boîte car c’est plus difficile à faire télécharger).

 

Quant à mes projets en cours, voici une petite liste non exhaustive.

  • Urban Garden: un roman ado que je viens de signer avec les éditions Glénat pour une sortie en 2021. On y parlera d’écologie urbaine…
  • Ayati, tome 3 : Sandra travaille sur les planches et ça avance. Voici aussi un flouté de la couverture car je n’ai pas le droit de la dévoiler pour le moment. Au moins, vous avez les gammes de couleurs. Il est toujours prévu pour le dernier trimestre de cette année car Ayati est plus forte que les virus !

  • Vampire Chapters : après le succès du Kickstarter, j’ai fait une petite pause des scénarios et l’écriture devrait reprendre le mois prochain. Ce qui n’empêche pas la team de continuer à travailler sur d’autres facettes du jeu.
  • Islendigar 2e édition : j’ai donc revu le système de jeu pour l’alléger. Là, je revois le texte pour avoir une véritable v2 en faisant un peu évoluer la chronologie.
  • D-Start exp : l’écriture des scénarios est toujours en cours…. Ça avance.
  • Le fracas du silence : mon roman à sortir chez Scrinéo fin mai si tout va bien. Je viens de recevoir le document final de ma top éditrice Floria. Dès que j’ai le droit, je vous dévoile aussi la couverture.
  • Métal Adventure : comme Arnaud l’a révélé dans sa dernière vidéo live, j’ai la chance de participer à la team scénaristique de ce jeu de rôle. Un petit scénario dans la grande campagne.
  • Tantie Bofruit : mon mini-cadre de jeu pour D&D5 est en train de se boucler en écriture. Il faudra que je trouve des relecteurs mais après c’est maquette. Suivant le timing de production, je mettrais peut-être une première version en pdf dans la boutique avant de lancer un financement participatif.

Et on va s’arrêter là pour le moment. Je reprends mon crédo : tais-toi et bosse avant de parler de ce qui n’est pas signé. Toutefois comme vous pouvez le lire,  le confinement n’a pas que du mauvais.