Articles

Un petit mot pour vous dire que vous trouverez en librairie deux romans avec mon nom dessus dans la section nouveauté de votre libraire.

En effet, Urban Garden (Glénat) est sorti au début de l’été et Undergame (SNAG Fictions) vient tout juste de sortir.

Table de la librairie MOLLAT

Mais nous n’en avons pas fini de nous croiser avant la fin de l’année car je sors avec les éditions Larousse le jeu de rôle officiel Peaky Blinders sort le mois prochain, et deux jeux de plateau Stranger Things en novembre. Je vous souhaite donc par avance de bonnes fêtes de fin d’année.

 

Les Cours de Pierre – Guide essentiel des Châteaux et de la Politique à Rokugan (FFG – Edge Studio)

J’ai enfin terminé de lire ce supplément pour L5A ! Comme le précédent, je l’ai trouvé excellent. Je n’y ai trouvé qu’un seul défaut majeur : les couleurs saturées de sa couverture. Pour le reste, il met en contexte un clan majeur (ici, la Grue), un clan mineur (ici, le Cerf) et une vertu du samouraï (ici, la Courtoisie).

Mais au-delà de ces grandes lignes il commence par une description de palais et châteaux. Plus qu’une simple liste de lieux à exploiter il donne juste ce qu’il faut de termes architecturaux et stratégiques pour plonger dans l’univers de Rokugan. C’est vraiment ce que j’aime dans ces livres : ils sont denses mais tout est bon à prendre pour l’exploiter en jeu ou en scénario. Comme une sorte de calque on peut ainsi poser de nouveaux lieux sur la carte de l’empire. Et au milieu de cela, on parle de politique…et son côté sombre : les shinobi. En effet, vous trouverez ici diplomatie officielle et « moins officielle ». Ajoutons à cela le clan mineur du Cerf très atypique prônant une grande neutralité et officiant comme entremetteur, et on a déjà pas mal de matière à imaginer des histoires.

 

Au passage, comme je le disais, on parle aussi du clan de la Grue, de son histoire, de son territoire et de ses familles (pas si simples que cela). Ainsi, Doji et Kakita sont sur le devant de la scène et en retrait il y a les Asahina et les Daidoji avec des convictions moins évidentes que les deux grandes familles. Tout est en nuance dans cette nouvelle édition L5A et c’est ce que j’aime !

Enfin, à part quelques écoles et statuts (et équipement) intéressant, on s’attarde sur comment jouer des shinobi, comment gérer la politique et des scénarios de cours et une partie que j’apprécie particulièrement, les relations. Pas de simples potes ou contacts pour votre PJ, mais une petite règle permettant de créer du lien avec des PNJ, voire des relations amoureuses.

Pour ne rien gâcher, c’est très bien mis en page, c’est très bien écrit et très bien traduit.

Bref, un excellent supplément pour L5A qui de nouveau ne me déçoit vraiment pas.

 

N.B. : Petit bémol, cependant, les grandes lignes généralistes nous permettant de baigner dans l’univers sans être prisonnier d’une timeline officielle ou d’une brouette de PNJ et donc de jouer indéfiniment à L5A, font qu’il manque quand même une liste des PNJ officielles d’une époque. On nous donne du bout des lèvres des noms de dirigeants et autre mais rien qui nous permette d’en faire une belle liste pratique pour la partie.

Aujourd’hui, tous les fichiers de Peaky Blinders : le jeu de rôle sont partis chez l’imprimeur !

Après plusieurs mois de travail sous la direction de mon excellente éditrice Marion Dellapina, nous avons bouclé le jdr officiel de la série. Ce n’est pas sans une certaine fierté que moi, petit frenchi, j’avoue avoir bouclé ce chapitre créatif pour une série que j’aime beaucoup. Et si les lames du tarot s’alignent, le jeu sera même traduit dans la langue de Tommy Shelby.

Le jeu est présenté sous le forme d’une boite de découverte avec 3 livrets, deux dés (d8, d12), des jetons, des cartes a jouer, des aides de jeu, une écran de jeu et des cartes des lieux des scénarios…. De quoi mettre en selle de nouveaux et nouvelles rôlistes. Enfin, j’espère. Pour les Grands Anciens du jdr, c’est tout ce qu’il faut pour jouer dans l’esprit de l’univers des Shelby.

En effet, on s’adresse ici à de nouveaux joueurs et joueuses, mais pas sans un système de jeu dédié en prenant en compte le stress, la vie de gangster et les drames familiaux.

 

Plus qu’à attendre la réception de la boitte…

 

Kids on brooms

On aurait simplement pu résumer Kids on Brooms (KoBr) comme le clone de Kids on Bikes (KoBi), mais avec des balais magiques. C’est plus que cela. Même si l’on retrouve le même système de jeu (à 80%), nous ne sommes dans un univers à la Horowitz ou Rowlings, et comme dans KoBi est inspiré des genres fantastiques des films des années 80, de X Files ou encore Stranger Things, on prend ici la quintessence des mondes de sorciers contemporains ayant un pied dans notre réalité.

En effet, si vous aimez Harry Potter et ses compagnons, vous pouvez maintenant y jouer ou presque avec KoBr. Mais attention, on précise bien dans ces pages que pour un bon équilibre de jeu, il faut éviter les scénarios avec un élu qui doit sauver le monde contre un grand méchant. Dans KoBr, on crée son personnage avec les autres en choisissant un profil (ou à partir de rien mais c’est plus long) et on crée son cadre scolaire en commun en proposant des rumeurs ou encore pourquoi l’école est réputée, etc. Au-delà de la similitude avec KoBi, ici on choisit son balai et sa baguette magique, deux éléments clés qui donnent une identité à votre magie. On passe ensuite à comment lancer des sorts.

Pour la phase de magie, on retrouve une logique très ouverte à la Mage : The Ascension, en beaucoup plus léger. C’est-à-dire que l’on peut lancer n’importe quel sort avec des bonus et malus suivant que le sort est préparé ou spontané, la distance, etc. Mais pas de Sphère ici, on garde la brochette de caractéristiques de base pour tout résoudre. Et petite nuance aussi, quel que soit l’âge de votre personnage (on peut jouer un enfant, ado ou adulte), il est déconseillé d’utiliser la magie pour être violent ou s’en prendre à quelqu’un directement : on joue des gentils. Si on veut quand même lancer sa boule de feu, c’est possible mais attention à ne pas échouer son jet de dé car le contre coup est violent. Et on ne parle même pas de se bagarrer entre PJ*… À cela, on ajoute une règle pour faire des potions : toujours aussi simple et avec de grandes possibilités, donc une merveille !

 

Hunters et Renegade offrent ainsi un vrai nouveau jeu très motivant et intéressant qui permet, de plus, de faire évoluer les personnages suivant les cours qu’ils ont suivi. Et tout ça en moins de 100 pages. Vivement une traduction !

 

*Les éditeurs invitent et soulignent (parfois lourdement mais c’est pour la bonne cause) de jouer dans un cadre sécurisé et un bon esprit. Ainsi, si deux PJ doivent s’affronter, il est écrit de bien prendre en considération qu’un joueur ou joueuse pourrait être mal à l’aise. On parle aussi de la question du genre et surtout de l’égalité de ceux-ci, ou de l’éventuel racisme des sorciers humains par rapport à d’autres races comme les fées ou centaures (oui, on peut en jouer).

Au cœur des années 80.Blossom city, une petite bourgade américaine  sur la côte, non loin de Seattle. Le climat n’est pas réjouissant, il pleut tout le temps. Pourtant, les enfants sont dehors, leurs parents trop occupés pour s’en occuper. Le crépuscule tombe en cette fin de vacances scolaire, le temps est exécrable, mais Jenny, Terry et Mike sont là pour Rebecca qui a perdu son chien Rox. Il a déjà fait plusieurs fugues mais avec cette rumeur d’alligator dans les égouts qui s’est propagée à cause de la disparition d’autres animaux de compagnie, pas moyen d’abandonner les recherches. Une heure plus tard, toujours rien et la brume se lève. Il va tout de même falloir rentrer. La bande de gamins dégoulinant de pluie fait une halte à l’arrêt de bus avant de se séparer. Et c’est là, que Jenny voit le regard briller dans la bouche d’égout du trottoir d’en face….


Pas besoin de chercher Blossom City sur une carte, c’est une petite  improvisation comme le reste de cette introduction suite à ma lecture de Kids on Bikes, le jeu de rôle de Jonathan Gilmour & Doug Levandowski. Format comic, qui ne dépasse pas les 75 pages et pourtant tout y est dedans : le cadre de jeu, le système et plein d’exemples donnant déjà des idées. Entre Tales from the Loop et Stranger Things, on reprend des codes connus et à la mode depuis quelques années 80.  Toutefois, il a sa véritable  identité, car plus générique et offre dans un même jeu de pouvoir jouer des enfants, des ados et des adultes si on le souhaite. Privilégiant les scénarios one shot, pour moi j’y ai vu une certaine touche d’X Files également (et j’ai plein de livres X Files à la maison pour en puiser des idées de scénar !!! ).

Peut-être que c’est cette dernière référence qui m’a vraiment séduite. Là-dessus, comme pour Neverlands (cf. billet précédent), c’est le graphisme de Heather Vaughan qui m’a fait me jeter sur ce jeu. J’aurais la capacité d’écrire en anglais, je lui proposerais directement un projet de BD. Mais enfin bon, restons modeste. Ce jeu est génial et me donne envie de commander des suppléments afin de voir comment cela se développe. Après Alice is missing, encore un jeu de Renegade Games / Hunters games qui entre dans ma ludothèque.

 

Je vous le conseille fortement si vous lisez en anglais évidemment (et c’est un anglais facile) ou sinon, il y a une rumeur qui dit que ça pourrait débarquer avant la fin de l’année dans la langue de D’Artagnan.

 

 

Je travaille sur ce jeu depuis quelques mois pour les éditions Larousse. Il devrait sortir durant le dernier trimestre 2021 dans toutes les bonnes boutiques. Ce n’est déjà as facile de travailler sur un jeu de rôle en temps normal, mais avec une pandémie et un délai très serré, ça l’est encore plus. Alors, heureusement que j’étais bien entouré (à distance et à la maison) pour donner le meilleur de moi-même à cet univers.

Peaky Blinders est une série que j’aime beaucoup et en plus du fait que moi, petit frenchi, je crée LE jeu de rôle officiel, les couchent de stress sont assez épaisses. Il y a eu de nombreuses itérations, des modifications après tests et on arrive sur une version finale qui convient très bien au public ciblé : les nouveaux joueurs de jdr. En effet, les anciens qui y joueront auront un système de jeu, deux scénarios et de quoi avoir une expérience ludique qu’ils pourront continuer avec leur expérience rolistique.

 

Ceux qui sont fans de la série et découvrent le jdr, ça sera pour moi une très bonne porte d’entrée sur mon hobby préféré. Et à force, on pourrait presque dire qu’après D-Start et Koh Lanta jeu de rôle, c’est en train de devenir ma spécialité. Toujours est-il, qu’il me tarde d’avoir le retour des joueurs et joueuses (car les femmes ont une part importante dans le jeu et l’univers Peaky Blinders) qui tiendront la boîte finale entre les mains. Car au final, on peut faire son maximum, être épaulé, mais ne pas avoir fit un jeu parfait (même si je crois qu’aucun jeu ne l’est et que c’est pour ça que je les aime).

En attendant, je continue sur ma lancée ludique et playtests un jeu de plateau qui s’installe dans la licence Stranger Things, toujours chez Larousse.

nb : Pour Peaky, je suis en train de faire une sorte de petit making of que je partagerais, si la qualité est assez bonne.

#jdr #PeakyBlinders #StrangerThings

Je ne parle pas assez de mes lectures alors je vais tenter de m’améliorer.

Commençons par Neverland.

C’est un cadre de jeu pour le plus connu des jeux de rôles, créée par Andrew Kolb. Quand Roliste TV en a parlé, j’ai été séduit par le design de l’objet.

Ça part donc sur un a priori positif : la qualité du graphisme. Ensuite je l’ai reçu et j’ai trouvé l’objet-livre superbe en maquette et qualité d’impression/papier. Pour le contenu de ce cadre de jeu inspiré de Peter Pan pour la 5e de DD, c’est plus compliqué de le résumer en une phrase. En effet, J’ai trouvé le contenu top car déjà il m’a poussé à me projeter dans cet univers et d’autres ; par exemple : dans le même esprit un Alice au pays des merveilles avec un pas de côté pour DD5 serait génial ! C’est très immersif, le découpage par chapitre est parfait et très didactique. La navigation sur la carte et au travers des hexagones est bien pensée ainsi que la revisite de l’univers de Peter Pan pour DD5.   Dedans, c’est beau et à part le texte il y a aussi des brouettes de tableaux aléatoires. Donc si vous aimez par exemple ce que propose la collection Chibi, vous allez adorer. Personnellement, c’est là que je décroche un peu, question de goût. J’aurais préféré un scénario d’introduction, voire quelques paragraphes d’idées pour embarquer les personnages dans Neverland, plutôt que des tableaux résumant des motivations en une ligne. Mais ce n’est pas grave parce que c’est tout de même bien !

En conclusion, un super cadre de jeu, inspirant avec des tableaux et de belles illustrations, et également quelques nouvelles et des plans de donjons assez originaux. Si vous lisez la langue de Mary Popppins, que vous aimez le système de DD5 arrangé et simplifié, et que vous êtes en quête d’un cadre de jeu beau et original : foncez !

 

#jdr #Neverland #Peterpan #DD5

Pou celles et ceux qui ne le savent pas encore, entre autres choses je travaille en ce moment sur le jeu de rôles Peaky Blinders. Donc, je pousse les autres projets en cours sur le côté pour vous parler cinq minutes de celui-ci.

Nous ne parlons pas là d’un JdR de fan (enfin, un peu tout de même car j’aime beaucoup cette série), mais d’un JdR officiel qui sera publié par Larousse au dernier trimestre 2021. Ce qui avec les temps de validation fait un timing très (TRÈS) serré pour l’écrire et le playtester. D’autant qu’il s’adresse autant aux débutants qu’aux joueurs et joueuses plus expérimentés. Enfin ça, c’est le second challenge : faire simple mais aussi également assez riche.

Sous réserve de modification en cours de projet, le jeu sera proposé sous forme de boîte contenant 3 livrets, un écran de jeu, deux grandes cartes dépliables, des cartes à jouer, des pions représentant les personnages, des fiches de personnages et deux dés (d8 et d12). Je sais que c’est court pour les rôlistes mais je vais tenter de voir si on ne peut pas prolonger un peu le jeu avec du matériel en ligne…

logo Peaky Blinders

Le système de jeu (pas encore validé) se construit autour des dés que l’on lance et on ajoute une des trois caractéristiques : Physique, Mental ou Social. On y ajoute un principe d’occupation (grossièrement un métier) : si l’action tentée correspond au champ de compétences de ce dernier, on lance 1d12 au lieu de 1d8. Une nouvelle petite couche s’ajoute avec le Caractère du personnage : si l’action en cours correspond à son caractère, on lance les 2 dés et on choisit le meilleur résultat. L’idée est d’égaler ou dépasser une difficulté. Voilà pour les grandes lignes : pour les subtilités des règles, il faudra acheter la boîte. L’idée est donc d’avoir une mécanique de jeu simple tout en collant à l’esprit de l’univers.

Aujourd’hui j’ai terminé le premier scénario (on joue les Peaky Blinders) qui permet une courte aventure proposant différentes mécaniques de jeu. Il me reste un scénario un peu plus long dépendant des actions du premier et dans lequel, on interprète d’autres personnes (des PJ plus personnalisables). Je vais donc pourvoir commencer les playtests/ crash test la semaine prochaine si tout va bien.

 

Les femmes ne sont pas oubliées dans l’univers Peaky Blinders, du coup, dans le JdR aussi.

Parce que bon, je dois rendre ça courant mars et ce n’est pas terminé*.

Ce jeu est donc une grosse épreuve, tant par le délai d’écriture que par le fait de ne décevoir personne. Il y a donc un peu de pression, mais pour le moment, tout se passe correctement. Mais au final, même si je boucle tout dans les temps et que le game design roule correctement, il restera la validation des ayants droit… Parce qu’on ne crée pas tout ce qu’on veut dans un univers qui n’est pas le nôtre.

En définitive, quoi qu’il se passe, ça restera une expérience positive notamment parce que mes éditrices me font confiance et parce que, nom d’un petit bonhomme, c’est LE jeu de rôle Peaky Blinders !

 

*Accessoirement, il me reste en même temps : un roman a terminé, deux scénarios de BD à lancer, un scénario pour un autre JdR à écrire et d’autres jeux à créer.

#PeakyBlinders #Larousse #Jdr #FabienFernandez

Le jeu de rôle Koh Lanta, n’aurait pas pu se faire sans Linkedin. En effet, ce réseau social a permis au studio Antartik de repérer mon parcours professionnel et de me contacter. Au début intrigué, j’ai été voir leur site. Ensuite, nous avons discuté de comment nous pourrions créer un jeu de rôle Koh Lanta pour le compte des éditions Solar. Après un synopsis et une liste de souhaits, nous avons élaboré ce qui nous semblait être le mieux pour la licence Koh Lanta, et aussi pour ce type particulier de jeu.

Le jeu de rôle n’est pas un jeu comme les autres. De mon côté, l’univers de Koh Lanta n’était pas dans mes premières envies d’adaptation, mais j’y ai vu comme un challenge. Le dialogue c’est rapidement installé entre Solar, Antartik et moi pour que chacun s’y retrouve au mieux. Et ça, jusqu’aux validations de l’ayant droit de Koh Lanta. Mais en plus de la licence, de la volonté de pousser ce show tv vers le jdr (jeu de rôle), il y avait les contraintes éditoriales. Solar avait besoin que cela rentre dans son format de boites de jdr déjà créées : nombre de fiche, livrets et dé. Pour Antartik, qui supervisait la création, il fallait que cela réponde à ce cahier des charges et en plus, dans un planning un peu serré. Pour ma part, je voulais pousser l’univers au-delà de ses frontières télévisuelles et ludiques.

J’ai donc proposé un scénario d’émission « normale » et un autre dans lequel les personnages sont bloqués sur l’île à cause d’une tempête et doivent survivre ensembles en attendant les secours. Je voulais aussi que les joueurs et joueuses n’ayant pas l’habitude du jdr se questionnent sur le dé dans le coffret : j’ai proposé d’intégrer 2 dés à 10 faces (2d10). Enfin, jai aussi voulu intégrer la X Card*.

Au final, pour des raisons de coûts (et donc d’impact sur le prix du coffret pour les joueurs et joueuses), je n’ai obtenu que 1d10. Pas de X Card mais tout de même quelques lignes pour expliquer les limites de l’interprétation de personnages. Une belle victoire déjà pour moi car cette boîte est destinée au grand public, pas forcément à une population de joueurs et joueuses de jdr confirmés.

Niveau scénaristique, en revanche, il y a eu plusieurs allers et retours avec l’ayant droit et pour des raisons compréhensibles qui ont touché les concurrents et la production de Koh Lanta dans la réalité, nous en sommes restés à des scénarios de type « émission normale ». Néanmoins, nous avons tout de même pu intégrer une pause séparant un gros scénario en deux parties, ou dit autrement : 2 scénarios. À la pause, on peut ainsi dépenser des points pour faire évoluer son personnage, comme n’importe quel jdr.

 

En définitive, cette expérience est très positive pour l’objet final, pour le public touché qui j’espère pourra au moins s’essayer au jdr et aussi pour le professionnalisme de toutes les personnes avec qui j’ai travaillé. Antartik, Solar et William (qui a géré toutes les illustrations), ont été géniaux. Je ne di pas ça à la légère car sur un timing si court (impacté par une pandémie), ressentir un esprit d’équipe où chacun comprend les contraintes de l’autre pour faire en sorte de proposer un jeu avec une licence si importante, c’est assez exceptionnel. J’espère qu’on pourra retravailler ensemble, sous une forme ou une autre. Et j’espère que ce jeu de rôle Koh Lanta plaira aux fans de l’émission et… fera de nouveaux joueurs et joueuses de jdr !

J’ai la chance de faire partie de la super équipe d’aueur.ices de Flyos Games pour le jeu Vampire Chapters Montreal.

Cela va faire environ un an que je travaille sur les scénarios. Entre deux, il y a eu un Kickstarter qui a décroché de nombreux paliers très intéressants. Maintenant, nous sommes dans la phase de production et création.

Pour le moment, je me suis retrouvé à être spécialisé sur les prologues qui sont des sortes de tutoriels. Chaque personnage/vampire a le sien, permettant de tester la mécanique de jeu tout en découvrant l’univers, avant de plonger dans le grand bain du premier scénario d’une longue série.

Chaque scénario court ou plus long, est une suite de scènes se déroulant dans un lieu représenté par une tuile illustrée ou l’on y place pions et figurines. À l’instar du jeu de rôle, on interprète son personnage et on fait des choix afin d’avancer dans le récit. D’un point de vue plus technique et game design, ce sont des scénarios à arborescences. C’est-à-dire qu’il y a un choix multiple qui nous entraîne vers un autre choix multiple et ainsi de suite, jusqu’à une fin. Ce n’est cependant pas un point and click de jeu vidéo, car il faut interagir avec les personnages rencontrés, récolter des indices (en réfléchissant, prenant les bonnes directions et faisant les bons jets de dés), ou encore affronter des adversaires. De plus, à la fin de chaque scénario, on choisit comment faire évoluer la fiche de son personnage. On est véritablement à la frontière du jeu de rôle et du jeu de plateau narratif !

Et ce que j’aime également c’est qu’on est pleinement dans la continuité de Vampire V5 et le Monde des Ténèbres. Ayant été un joueur de la première heure de toutes ces gammes, je suis ravi aujourd’hui d’apporter ma petite pierre à ce grand édifice conçu à l’origine chez White Wolf. Si c’est trop abstrait pour vous, voyez le fan d’un univers qui peut, une fois adulte, y apporter sa contribution. C’est moi ! Et outre la joie de cette création, l’avantage d’être un passionné, c’est qu’on peut agrémenter ponctuellement la création de quelques easter eggs… pour les autres passionnés. J’ai donc à ce jour placé des petits clins d’œil à la gamme officielle du jdr, mais également au jeu de cartes Vampire Eternal Struggle ou encore au jeu vidéo Bloodlines 2. Rien qui n’empêche de jouer si l’on ne les connaît pas, mais des friandises pour ceux et celles qui connaissent et sauront les trouver. Bien entendu, tout cela est validé par les ayants-droits de la licence. Et c’est d’ailleurs un autre plaisir de travailler sur ce jeu : les autres. Outre mes collaborateur.ices, il y a les autres jeux que l’on voit se développer. Chaque éditeur/studio créant en ce moment sur le Monde des ténèbres a cette volonté de partage de la création des autres. Certes, c’est du marketing, mais je trouve que c‘est du marketing positif par l’entraide.

Pour en revenir à Vampire Chapters Montreal, j’ai à ce jour fourni trois prologues : Gangrel, Ventrue et Malkavian. Chacun aborde un axe de mécanique majeure de jeu. Respectivement : le combat, le dialogue et l’investigation. Nous améliorons scénario et game play avec les retours des playtests, mais tous ceux-ci sont positifs et enthousiastes.Et j’attends avec impatience la prochaine réunion afin de savoir ce que l’on va me soumettre comme scénario à créer.

Note : ayant signé une Non Disclosure Agreement, je ne peux vous en dévoiler plus. Tout ce que je peux ajouter c’est que nous travaillons dans un très bon esprit, que nous sommes plusieurs auteur.ices internationaux de front, sans compter les illustrateur.ices qui fournissent un travail de folie. Pour exemple, la tuile du prologue Malkavian était riche de détails mais pour les besoins du scénario, il fallait ajouter un ordinateur : dans la journée c’était fait et de super qualité. Bref, si vous souhaitez en savoir plus, avec des détails officiels, je vous invite à suivre la page Kickstarter du jeu (https://www.kickstarter.com/projects/flyosgames/vampire-the-masquerade-chapters?lang=fr) ou les pages Facebook dédiées à Vampire Chapters Montreal.